Un bot Discord voit passer beaucoup de choses : qui rejoint un serveur, qui
est sanctionné, ce qui se dit dans un ticket de support. La question n'est donc pas
de savoir si Quasar a accès à des données sensibles — il en a — mais
ce qu'il en fait. Voici la réponse, en détail.
Deux façons d'utiliser Quasar, deux situations différentes
Cette page distingue les deux, parce que les engagements ne sont pas les
mêmes — et prétendre le contraire serait malhonnête.
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Vous hébergez Quasar vous-même. C'est le mode par défaut,
celui pour lequel le projet a été écrit. Le bot tourne sur votre machine,
la base de données est un fichier sur votre disque. Venacity n'a accès à
rien, et ne peut techniquement pas en avoir.
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Vous utilisez l'instance publique. Le bot tourne alors sur
un serveur de Venacity, qui devient de fait hébergeur de vos données de
configuration. C'est un engagement fort de ma part, encadré par un
contrat de sous-traitance.
Si vous hébergez Quasar vous-même
Rien ne sort de chez vous. Configurations, sanctions, panneaux
de rôles, transcripts de tickets : tout vit dans un unique fichier SQLite,
sur la machine que vous avez choisie. Il n'y a ni compte à créer chez Venacity,
ni clé d'API à demander, ni serveur central à contacter.
Il n'y a aucune télémétrie. Pas d'analytics, pas de compteur
d'installations, pas de « ping » périodique. Je ne sais pas combien
d'instances de Quasar tournent dans le monde, et c'est volontaire : le
seul moyen honnête de promettre que rien n'est mesuré, c'est de n'avoir rien
écrit pour le mesurer.
Les seules connexions sortantes sont celles que vous attendez :
l'API de Discord (sans elle, pas de bot), et la vérification des mises à jour.
Si vous utilisez l'instance publique
Là, Venacity héberge vos données de configuration et devient
sous-traitant au sens du RGPD. Ça implique des obligations
précises, et elles sont écrites : un contrat de sous-traitance est
consultable et opposable, et il décrit ce qui est traité, pourquoi, combien de
temps, et ce que vous pouvez exiger.
L'authentification passe par Discord (OAuth2) : aucun mot de passe
n'est stocké, et Quasar ne connaît de vous que ce que Discord lui
transmet pour vous identifier. Le droit à l'effacement est implémenté dans le
produit, pas seulement promis dans un document.
Et si l'instance publique ne vous convient pas, l'autre mode reste toujours
disponible : c'est le même logiciel, et il est ouvert.
Ce à quoi je m'engage, dans les deux cas
Vos données ne sont jamais revendues, jamais recoupées avec
celles d'un autre service, jamais exploitées pour de la publicité ciblée. Il
n'existe aucun profil publicitaire derrière Quasar, parce qu'il n'existe aucun
modèle économique qui en dépende.
Quasar est gratuit et le restera, sans palier premium ni fonctionnalité
verrouillée. Ce qui le fait tenir, ce sont les soutiens
de celles et ceux qui le souhaitent — jamais vos données.
Et si vous ne me croyez pas
C'est la bonne réaction, et c'est précisément pour ça que
le code est ouvert. Tout ce qui est affirmé sur cette page est
vérifiable : les requêtes sortantes, ce qui est écrit en base, ce qui ne
l'est pas. Une promesse de confidentialité qui ne peut pas être auditée ne vaut
pas grand-chose.
Lire le code sur GitHub (nouvelle fenêtre)